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Vendredi
Pour la première fois, Pappas réveille Pollo à
7h30. On s’arme de notre jetable de compétition et on part
mitrailler les alfombras au travers de la ville. Les alfombras, ce sont
de magnifiques tapis fais de sciure de bois ou de sable colorés,
représentant des scènes religieuses ou un dessin sans
signification. Pour nous en tout cas. Ces magnifiques œuvres
éphémères sont destinées à être
piétinées par la procession.
Matinée passée à la lessive, la discussion avec
l’Allemande de la veille, plus intéressante sortie du groupe, des
achats divers et manger.
Enfin la procession arrive. Faut imaginer trente lascars en tenue
violette portant un Jésus portant sa croix, avec la fanfare pour
renforcer le sentiment de solennité entre deux rangées de
pèlerins habillés tout en violet, puis la même chose
pour les femmes, mais en chemisier blanc, jupe et châle noirs,
mais portant une Vierge éplorée ce coup-ci. Bon, on a pas
vécu pleinement la chose mais ça reste très
impressionnant.
Nous voilà à nouveau sur le départ, on dit au
revoir à l’hôtel et surtout à Josefina, une mama
guatemalteca avec qui nous avons beaucoup discuté. Elle est
pleine de sourires, de caresses et de mots gentils.
Antigua - Panajachel :
Après s’être renseigné, nous finissons par monter
dans un bus sans véritablement comprendre où il nous
mènera. 500 m plus loin, on nous fait descendre pour changer de
bus en direction de Chimaltemango, charmante bourgade connue pour son
intersection routière. Rapidement, on comprend qu’il n’y a pas de
bus (sûrement dû à la semana santa).
On se retrouve donc à négocier avec un local et deux
danois le tarif pour monter à l’arrière d’un pick-up en
direction de Los Encontros pas très loin de Panajachel.
Après une bonne demi-heure, on finit par s’entendre pour 20 Q par
tête. On repart... pas longtemps, un barrage de police nous
arrête. Pour sarkozy le rêve : Les flics ont des uzis et
sont épaulés par l’armée avec des M16. Sur le coup,
on fait pas les marioles, mais alors vraiment pas. Après un bon
quart d’heure, on repart sans problème.
Le relief s’accentue de plus en plus, la route serpente en fond de
vallée entre des plantations en terrasses surplombées par
des forêts de pins. La route continuant à s’élever,
on commence à bien se peler. On finit même par sortir la
Gore Tex. Mais les paysages sont de toute beauté. Crêtes
brumeuses se détachant en contre jour, villages de montagnes,
habitants mayas en costume traditionnel multicolore... On arrive enfin
à destination. On saute dans le bus pour Solona. Là, on
hésite à rester sur place tant il y a de vie dans le
village, des centaines de mayas, la ville ressemble à une
gigantesque fourmilière bleue, rouge et violette. Finalement, on
saute dans le bus de Panajachel. Après une descente
énorme, on y arrive enfin, lessivés.
Là, on comprend pourquoi on surnomme la ville Gringotenango.
C’est le Cap d’Ague version locale, et avec la semana santa en plus, on
trime un peu pour trouver une chambre, on nous propose même un
local de bureau pour 400 Q la nuit. Avec un peu de bol, on trouve un
hôtel nickel un peu l’écart pour 60 Q la nuit pour deux,
record battu.
Petit tour sur le front de lac dans la nuit étoilée (avec
la voie lactée) au milieu des buvettes et du hard rock,
apparemment, ils aiment bien les jeunes ici). Dodo. |

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