Vendredi 9 avril

Vendredi
Pour la première fois, Pappas réveille Pollo à 7h30. On s’arme de notre jetable de compétition et on part mitrailler les alfombras au travers de la ville. Les alfombras, ce sont de magnifiques tapis fais de sciure de bois ou de sable colorés, représentant des scènes religieuses ou un dessin sans signification. Pour nous en tout cas. Ces magnifiques œuvres éphémères sont destinées à être piétinées par la procession.
Matinée passée à la lessive, la discussion avec l’Allemande de la veille, plus intéressante sortie du groupe, des achats divers et manger.
Enfin la procession arrive. Faut imaginer trente lascars en tenue violette portant un Jésus portant sa croix, avec la fanfare pour renforcer le sentiment de solennité entre deux rangées de pèlerins habillés tout en violet, puis la même chose pour les femmes, mais en chemisier blanc, jupe et châle noirs, mais portant une Vierge éplorée ce coup-ci. Bon, on a pas vécu pleinement la chose mais ça reste très impressionnant.
Nous voilà à nouveau sur le départ, on dit au revoir à l’hôtel et surtout à Josefina, une mama guatemalteca avec qui nous avons beaucoup discuté. Elle est pleine de sourires, de caresses et de mots gentils.

Antigua - Panajachel :
Après s’être renseigné, nous finissons par monter dans un bus sans véritablement comprendre où il nous mènera. 500 m plus loin, on nous fait descendre pour changer de bus en direction de Chimaltemango, charmante bourgade connue pour son intersection routière. Rapidement, on comprend qu’il n’y a pas de bus (sûrement dû à la semana santa).
On se retrouve donc à négocier avec un local et deux danois le tarif pour monter à l’arrière d’un pick-up en direction de Los Encontros pas très loin de Panajachel. Après une bonne demi-heure, on finit par s’entendre pour 20 Q par tête. On repart... pas longtemps, un barrage de police nous arrête. Pour sarkozy le rêve : Les flics ont des uzis et sont épaulés par l’armée avec des M16. Sur le coup, on fait pas les marioles, mais alors vraiment pas. Après un bon quart d’heure, on repart sans problème.
Le relief s’accentue de plus en plus, la route serpente en fond de vallée entre des plantations en terrasses surplombées par des forêts de pins. La route continuant à s’élever, on commence à bien se peler. On finit même par sortir la Gore Tex. Mais les paysages sont de toute beauté. Crêtes brumeuses se détachant en contre jour, villages de montagnes, habitants mayas en costume traditionnel multicolore... On arrive enfin à destination. On saute dans le bus pour Solona. Là, on hésite à rester sur place tant il y a de vie dans le village, des centaines de mayas, la ville ressemble à une gigantesque fourmilière bleue, rouge et violette. Finalement, on saute dans le bus de Panajachel. Après une descente énorme, on y arrive enfin, lessivés.
Là, on comprend pourquoi on surnomme la ville Gringotenango. C’est le Cap d’Ague version locale, et avec la semana santa en plus, on trime un peu pour trouver une chambre, on nous propose même un local de bureau pour 400 Q la nuit. Avec un peu de bol, on trouve un hôtel nickel un peu l’écart pour 60 Q la nuit pour deux, record battu.
Petit tour sur le front de lac dans la nuit étoilée (avec la voie lactée) au milieu des buvettes et du hard rock, apparemment, ils aiment bien les jeunes ici). Dodo.






Samedi 10 avril
Retour