Samedi 3 avril

Première journée sur place, pas à dire, ça change d’ambiance.
On est un peu bloqué, Pollo ayant perdu une valise sur un total de...  une, c’est con non ? On va essayer d’arranger ça dans la journée et de se mettre au vert au bord de l’eau.
Koki, ta langue, c’est le bordel, y a pas un mot qui correspond... Heureusement,  avec Pollo, on a une technique : On se regarde comme des chiens battus, les gens ont pitié et nous jette un os. Simpaticos no ?
Sinon, l’avion c’est long. OK Céline, on bat pas ton record.
Ici, l’insécurité, ils connaissent. Barreaux aux fenêtres, barbelés sur les murs et gardiens avec fusils à pompe dans les rues. C’est Sarko qui serait content.
Les transports en commun, c’est de la balle. Pour prendre le bus,  tu restes sur le côté de la route, quand le bus arrive,y a un gars qui crie la destination, vu qu'on ne comprend rien, on  monte sans  savoir pas où on va, le bonheur, pour descendre, pas de bouton "arrêt demandé", faut siffler. Y a pas de code de la route. un bon pays de barjots... Ca promet des vertes et des pas mures surtout avec cette équipe de deux.
Pollo est plein de décalage horaire, il m’a sauté dessus à 6 heures ce matin. Résultat : A 8h30 prêt a partir, il pas fou lui ?
Le marché, c’est trop bon. Le vrac, des échoppes toute serrées, et les pantalons à 50F, on fera un peu de shopping avant de partir.
Samedi après-midi, on s’est paumé dans la ville, trois ou quatre coups de fil pour retrouver les bagages de Pollo et trouver une chambre pour le lendemain... Sans aucun résultat, le truc bien frustrant. Après, on se dit, tiens, on va aller voir a l’aéroport, le bus, ça se prend où ce truc là. Petit passage dans le marché, ses fleurs, sa bouffe, ses odeurs... Entre la poubelle fermentée et l’huile de friture, mon cœur balance. Truc de fou, je demande à une chica où on prend le bus. Sympa, Nivia nous emmène, on tente de discuter, même le mot est exagéré, mais après un quart d'heure, on maîtrise le "no intiendo", "je ne comprends pas". On va boire un coup ensemble, puis elle nous sert de guide pour une visite rapide de la ville : Son palais national, sa cathédrale national, son théâtre national, c’est tout je crois.
Aéroport, bagage, tutti va bene. Hôtel, là aussi sympa, la réceptionniste qui nous trouve une chambre ailleurs, un mec qui vient nous chercher en caisse, la totale.
Première soirée devant nous, on se dit Taxi : Au Palace !
Bon, en fait on part à pieds, on se paume, on tourne, et là, on tombe sur la tour Eiffel (dont Pollo  m’avait parlé, mais je l’avais pas cru). En réduction quand même la tour, et c’est nul. Après, assoiffés, on se réfugie dans... ....
Je le dis...
Un Mac Do.
Aie, pas sur la tête.
Raz le bol de cette soirée, on rentre. Taxi, à l’hôtel.
Et on a pris un taxi. D’après Pollo, il était plein. Le bonhomme, pas le véhicule.
Le mec se perd et cerise sur le pan cake, nous fait payer plus cher.
Dodo.

Dimanche 4 avril
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