Samedi 17 avril

Samedi
Et le réveil sonna.
L'Apocalypse selon Saint Mathieu, version quadricolore. Pollo feint l'ignorance, pour mettre le démon au réveil, des fois il s'éteint. Pappas lui réussit à ramper dans son lit, à éteindre cette abomination, et à se rendormir à l'envers. Heureusement pas longtemps, par contre le Pollo du matin, bin c'est lourd. Il a fallu au moins 15 minutes pour le faire émerger. Bonjour la surface. Notre calvaire du matin, la montée à l'église, nos bourreaux, les profs. Montée en bus. Et en plus on nous propose une petite ballade en montagne. Finalement, on émerge et la ballade est vraiment superbe. Une vue estupenda sur le lac et les volcans, pas de brumes, juste le vert des montagnes qui tombe dans le lac. Un joyau dans son écrin. Une visite du marche et surtout un pollo, le plat, pas l'autre, con frijoles plus tard, on ressemble même à des humains, reste plus qu'à dormir un peu pour parachever l'humanisation.
Ce que l'on fait après la redescende à San Pedro par les maintenant connus pick-up. On arrive même à ne pas se faire avoir sur le prix. Enfin, les lits nous accueillent, trop de bonheur après tant de labeur. Quoi, vous êtes pas d'accord ? Prenez-en, vous, des cours d'espagnol !

On ne regrette rien, non rien de rien, on ne regrette rien. Ni Tikal, ni les cours. Ici, on rencontre des gens d'horizons divers, on se pose un peu, c'est vraiment un autre rythme. Pour un peu, on penserait à devenir proprio !

Nos québécoises s'en allant le lendemain, bin, on a remis ca. Après quelques bières, on est prêt mentalement à sortir en boite. Mais, là, coup de théâtre, y a cours de Salsa en face. Que des filles. Elles nous appellent à l'aide. N'écoutant que notre courage, on passe le pas. Au menu du jour, des américaines, une japonaise et surtout une guatémaltèque de la capitale complètement déjantée nommée Maggie. Grosse discussion, et oui, on progresse en langue, entrecoupée de Salsa, pas facile d'onduler du bassin tout en tournant et en comptant ses pas. Si on ajoute une cavalière qui n'arrête pas de bouger, bin on s'en sort que difficilement. On sort tous les trois en boite, bonne musique jouée par un groupe en live, on ne se refuse rien. On retrouve nos québécoises, tout va bien. Maggie nous lâche un peu plus tard. Bon, en fait, rien de spécial, on dit au revoir aux québécoises, heureusement, il nous en reste une, Laurence, pour continuer à parler français. On rentre et dodo.

Dimanche 18 avril
Retour