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Panajachel-Santiago
Levé, petit déjeuner (ils sont succulents avec leurs
œufs, leurs frijoles, c’est des haricots noirs, leurs fruits ...) puis
direction l’embarcadère. Là, c’est le vrac. Un bon quart
d’heure pour trouver un bateau pour Santiago. Après 20 minutes de
traversée magnifique, sous le regard de trois volcans, on
débarque à Santiago. La ville par elle-même ne paye
pas de mine, béton et taule principalement. On trouve un
hôtel à 65 Q, pas cher les hôtels dans le coin, on va
se balader dans la ville, visite de l’église, le grand classique,
mais là ça change. Elle ressemble plus à une salle
des fêtes, et il y a quelques années des familles mayas
entières ont été protégées par elle
et le prêtre qui fut assassiné par l’armée. Deux
niños nous proposent de visiter le dieu local
hébergé par un villageois. On essaye un chiro, semoule de
maïs cuite dans la feuille de maïs. C’est super bon, on
continue sur un tacos de viande cuite au barbecue, de la balle.
L’estomac rempli, on descend se faire une sieste à l’hôtel,
car en fait, on est mort. Après, c’est le drame du PC qui plante,
et c’est un peu sur les nerfs qu’on remonte sur la place du village.
Déja, surprise, la ville prend un autre visage la nuit,
débarrassée des touristes et des étals qui vont
avec. Les mayas en reprennent possession, et c’est un festival de robe
traditionnelle brodée de fleur. Des tonnes de gamins courent dans
tous les sens, et sur le terrain de basket, six matchs de foot se
disputent en même temps. Sur les marches de la place, les anciens
et les jeunes discutent paisiblement posés. Là, on
commence à se détendre, on goûte à tous les
plats au hasard du tour de la place, maïs en épi, pappas,
tacos avec salsa et tamal. Un café pour digérer, c’est
beau la vie. Côté rencontre, un vieux mayas de 68 ans qui
nous demande d’où on est, et qui nous parle de la guerre en Irak
et de Bush. on a la même opinion sur le sujet. Et pendant le
café on a discuté avec deux mômes, qui faisaient la
navette entre nous et leurs parents. On a bien ri.
Clope sur le ponton et dodo.
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