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Mercredi
Changement d’hôtel, puis le petit déjeuner. Là on
avait un contentieux. Pappas avait repéré quelques
bars ou restos sur le plan du guide, et dans la réalité,
impossible de les retrouver. D’où une certaine remise en question
avec foutage de gueule sur son sens de l’orientation. Mais en fait, le
guide, il est un peu faux parfois. Bravo aux gars qu’ont offert ce truc,
merci du cadeau !!
Non, il est vraiment super utile ce bouquin.
Donc une fois de plus Pappas ne trouve pas le restaurant qui
prépare les meilleurs petits déjeuners de la ville, Normal
il a fermé. Du coup on en choisi un au hasard et là on
tombe sur un magnifique patio ombragé avec sa petite fontaine...
Bien top. (On découvrira plus tard que beaucoup de restos sont
comme ça).
Bon petit déjeuner et rencontre avec une belge (spéciale
dédicace, c’est le coup du livre en français, bisous
Céline) dans le cadre de la question que tout le monde se pose :
Où sont les coins qui bougent ? Et là, plein de
réponses et une invitation pour un anniversaire pour la
soirée.
Parenthèse sur le système éducatif belge.
Juste après le bac, ils ont la possibilité de partir un
an organisé à l’étranger avant d’attaquer l’unni
(en français, la fac), en l’occurrence Amandine, c’est notre
belge, a passé 6 mois en Californie et quatre mois au Guatemala,
le tout en famille d’accueil avec cours de langue intensifs et immersion
par le volontariat.
Fin de la parenthèse.
Aprem culturelle, avec pour thème : Les églises.
Là, c’est pour Pollo.
Il y a deux types d'église à Antigua, il y a les
églises qui ont été reconstruites depuis le
tremblement de terre de 1773 et les tas de cailloux. J'avoue que les
églises sans toit, ben c'est plutôt sans moi. Mais je n'ai
pas eu cette chance. On a vu tous les tas de cailloux de la ville
grâce à monsieur Pappas passionné par l'amoncellent
de gravas et gros blocs de pierre. On a aussi visité des
églises avec toit, avec moi et lui. Enfin l'autre, quoi!
(Spéciale dédicace à monsieur Martin : il utilise
de la brique rouge de cinq sans aucun moellon de 15. Enfin, ça
dépayse) Bon Pollo est quand même un peu de mauvaise foi.
Les façades sont superbes, ok, si elles ne sont pas par terre,
les sculptures intéressantes, et c’est du gothique flamboyant
pour les connaisseurs et je sais qu il y en a. L’ensemble de la ville
est vraiment sympa. Pour le côté botanique, quelqu’un
savait que le ficus, ça atteint les 20 mètres de haut ??? Bin si. Vu qu’on est en pleine semaine sainte, et qu’ils sont bien
croyants dans le coin, on a eu la chance d’assister à une
procession. Le chemin de croix avec toutes ses stations version sur des
chars. Et une vingtaine de croyants qui a payée pour avoir
l’immense privilège de porter le char en expiation de leurs
pêchés Amen. Bon, là, c’est pas tout ça
mais il fait soif. Petite bière dans un bistro, et là, on
se fait pourrir par un british, qui nous fait savoir avec un sourire non
dissimulé que l’OL s’est pris une branlée contre Porto
(coucou François, bin c'est quoi ce bordel, t'es pas là et
y perdent, faut rentrer, fini les conneries), ce à quoi on lui a
rappelé la troisième place derrière l’Irlande s’il
te plait de la perfide Albion Hé hé hé.
Rendez vous au parque central, comme il se doit on arrive à
l’heure (ça choque du monde ça). On est pas bien sûr
de reconnaître Amandine, Pollo faisant pertinemment remarquer
qu’elle a l’air plus mince. Après quelques manœuvres
stratégiques pour arriver bien de face, on finit par
reconnaître la dite personne. Elle nous présente la joyeuse
bande de belges, et nous explique qu’elle porte un corset depuis le
début de l’après midi pour soulager son dos, ceci
expliquant cela.
On se met en quête d’un coin qui bouge avec une lady’s night,
concept totalement sexiste qui consiste à faire payer moins cher
la gente féminine. Premier bar, consternation, pas de lady’s
night pour cause de semana santa. L’une des demoiselles, n’ayant que 10
Q (environ 10 FF et non belges), on change de crémerie. On fini
au Red , enclave anglaise en terre guatémaltèque, on se
prend des cuba libre en quise d’échauffement pour l’anniversaire.
Après une petite traversée de la ville, son
éclairage de nuit la rend encore plus enivrante, nous arrivons
avec une heure de retard.
La personne dont on fête l’anniversaire doit exploser les yeux
bandés une baudruche remplie de bonbons à grand coup de
bâton, elle a eu du mal. La surprise de la soirée, pour
nous, est que les filles avaient la sono pour elles dans le bar. Du
coup, nous avons eu un festival de musique francophone : Tryo, Renaud,
Sardou, Indochine, Brel... Ca fait fuir les
guatémaltèques, mais nous on a aimé.
Très bonne soirée
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