Mercredi 14 avril

Pappas

Au réveil la décision n’a pas changé, on retourne à San Pedro !
Petite matinée à Xela, développement photo, laverie, achat du meilleur chocolat du pays. Et même, truc de fou, on passe une heure à écrire des cartes postales, bon pour l’instant, elles sont perdues dans un sac, on sait même pas lequel. Nouvelle aventure pour prendre le bus mais la chance nous suit toujours, bien que l’on arrive pas à San Pedro directement. Le premier bus nous mène à Santa Clara, à dix kilomètres du but. Ensuite, Pollo nous trouve un premier pick-up dont il ne savait même pas la destination finale, mais bon il allait dans la bonne direction !! On prend trois personnes en route, une vieille et un chien, et histoire de pas voyager à vide, une stère de bois. Les locaux ont eux l’air surpris et plutôt content qu’on file un coup de main pour le chargement. On arrive à San Pedro, 15 minutes d’arrêt. On laisse passer une procession funéraire, et on repart dans un autre pick-up, au cul de la procession, tous les villageois rassemblés le long de la route qui nous regardent passer. San Juan et un nouveau pick-up pour atteindre notre Nirvana local. Enfin on arrive. Pour une fois, on n’est pas des touristes, on sait où l’on va.
 “ ¿ Habitacione ? ¡ No Gracias ! ”
Pollo trouve le moyen de proposer son aide pour transporter un tronc d’arbre, sans évidemment savoir pour où. Pappas attend un moment dans la rue, avant de se lancer à sa recherche. C’est qu ils avaient fait du chemin les bougres. On peut finalement aller s’inscrire à l’école. Formalités et emménagement dans un bâtiment pas bien fini mais tranquille, tout en haut d’un escalier de marteau, qui de nuit semblera à Pappas un mur, de verdad.
On fait connaissance avec nos colocs, Raph, un anglais originaire des îles Jersey, une allemande plutôt jolie, et Amandine, une canadienne.
On fait également l’essai d’une production locale, la beuh.
Enfin surtout Pappas, Pollo, en connaisseur averti, a vu venir le panneau, alors que Pappas se l’est pris dans la gueule... (Bon, Stef, faut que je te parle... La beuh, bin, ça peut, dans certaines conditions, faire réellement quelques petites choses)
On part manger, là déjà, Pappas a l’impression de faire un demi-tour du monde, il a le temps de se voir un film entre chaque changement de direction. Une demi-journée plus tard, quelques tentatives de communication plus tard aussi, on arrive au resto. Pollo, en bonne mère poule inquiète pour son imprudent poussin, saute sur une vendeuse de gâteau au chocolat. Pappas lui demande s’il a faim, il lui répond que non, c’est pour lui, ha bon, Pappas a l’air si mal que ça ? Manger le gâteau, ça prend à peu près deux trois heures, chaque bouchée est une aventure. On monte tout de même au resto. Pappas n’arrive pas a lire la carte, et laisse Pollo tout gérer, après tout, c’est bon pour son espagnol. La soirée continue, Pappas passe son temps à demander à Pollo s’il a vraiment dit ce qu’il croit avoir dit...
Le repas se termine, on rentre, en fait surtout pour coucher Pappas, car Pollo se fait un peu chier, et un autre tour du monde plus tard, on arrive devant le fameux mur final qui verrouille l’accès au camp de base à 5600 mètres d’altitude. Avec un ou deux paliers de décompression, on arrive au sommet. Pollo me laisse à mon pas si triste sort, et s’en va faire un petit tour en ville. Pappas atterrit doucement dans les heures suivantes. Pour Pappas, c’est fini la beuh locale, ils sont fous ces romains.
La version du Pappas a la chance d’être un chouyaton édulcorée.
Entre la prise de stupéfiant et l’aller au resto et le retour 2h et non pas une semaine. Sinon, ça ne l’a pas marqué mais pour la première fois du séjour il a donné à manger au chien du gâteau au chocolat et s’est retrouvé avec trois chiens autour de lui, qui attendaient la suite du repas. Heureusement, ici, les chiens sont zen sinon, je ne donnais pas cher des mollets de Pappas.
Finalement je retrouve Pappas en train de discuter avec Raph une demi-tablette de chocolat à la main, redescendu parmi nous, et prêt psychologiquement à escalader son lit. Enfin on va se coucher quoi.
Pappas
Pappas Pappas
Pappas Pappas
Pappas Pappas
Pappas

Jeudi 15 avril
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