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Ce qui nous amène au mardi matin la fin
au ventre, assoiffés... On achète de l'eau en SACHET en
jalousant les riches guatémaltèques qui achètent
des cocas en cannette. Un nouveau jeu de télé-réalité réel : Le 100 Q pour aller à Antigua.
Attention, c'est parti : La lanche 8 Q, le premier bus
jusqu'à Taxico 7Q, on se dit champagne, on prend de
l'eau. Le second bus (tout aussi folklorique, avec discussion avec une
petite famille vraiment très cool) 20 Q. Escuintal : On
se dit re champagne... Un nouveau terminal de bus, on n'arrive pas à s'en
lasser,
hallucinant, et hop ! On repart en direction d'Antigua par des
chemins de terre, des villages paumés, des dindons sauvages
perchés dans les arbres et une végétation
magnifique. Arrivée à Antigua, reste en poche 30 Q :
Mission accomplie.
Là, tout change, vielle ville, pavés, ruines espagnoles,
ça a l’air pas mal. Mais on s’en fout.
Ce qui compte, c’est hôtel, ça c’est fait, et surtout les
sous. Avec 3000 Q en poche : On se sent mieux : Resto, café, et glace,
c’est bon d’être capitaliste.
Petit tour dans la ville. Es una ciudad muy simpatica ! De verdad ! Des
rues pavées, à l’ancienne, avec l’amour du travail bien
fait, on en fait plus des comme ca. Bon pour tout dire, on était
pas branche architecture mais plutôt binouzes. Alors on
a cherché un coin qui bouge. Pour les coins c’est facile, y en a
au bout de chaque rue. Le qui bouge, y a un piège. Ici, ils les
cachent les bars, mais ça, on le savait encore pas.
On fait un tour dans le parque central, qui a l’avantage énorme
d’être au centre de la ville, plein de vendeurs, de flâneurs
et deux branleurs, serviteurs.
On se mange un petit quelque chose sur un banc, genre beignet de banane
farci à la crème de haricot doux, c’est bon, si si, et au
bout d’une demi-heure, on se décide à engager la
conversation avec la charmante maya qui était à
côté. Après la question de base sur les coins qui
bougent, on a un peu débordé sur son travail (elle
était journaliste à la base, puis responsable
administrative d’une radio) et les conditions de vie. Bon la conclusion,
c’est que le guatémaltèque, bin, il peut pas voyager,
problème de visa, et de coût.
La donzelle travaillant le lendemain, on se dit au revoir, ici, c’est
avec une seule bise, et nous repartîmes vers d’autres coins qui
bougent.
En l’occurrence, une taverne irlandaise. Bin quoi, y a pas de honte !
Pappas craque toujours sur une Guinness. Pollo restera à la Gallo plus locale.
Guinness en bouteille, j’attaque au goulot, et surprise, un
vieil irlandais de Dublin s’il vous plaît qui se pointe et
m’engueule pour le sacrilège, que la Guinness, c’est dans un
verre point. En passant, il pourrit la passion française
mondialement connue pour les langues.
Suite de la recherche des coins qui bougent, on tombe sur un bar avec
cours de salsa incorporés, on a pas osé exprimer nos
talents de danseur. Faut dire qu’il y avait quelques pointures.
Retour au padoc, c’est que le ventre fragile de Pappas refait des siennes. Concerto en pets mineurs de Bach : La symphonie qui
pue. |
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