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Lundi
Réveil tôt, petit déjeuner et lanche (bateau)
jusqu’à Santa Cruz, de l’autre côté du lac. Le
village est à flanc de colline, au bout d’une route pavée
qui fait pas semblant de monter. Ce qui fait toujours râler mon
Pollo. On débouche sur une place où sont rassemblés
l’école, le terrain de sport, l’église et les locaux
administratifs du village. Un nombre non défini de parties de jeu
de balle se déroule à la main ou au pied, faut être
drôlement vigilant, car ils mettent de bonne patate dans la balle
les mômes, et de temps en temps, un missile rate de peu nos
têtes. On continue la visite dans le haut du village, on croise
des gens qui portent une demi-stère de bois sur le dos, on fait
bien attention de pas proposer notre aide, une vieille dame toute
rabougrie qui se tape une montée de fou avec son tas de bambou,
non mais c’est à quel age la retraite dans ce pays ? Puis l’on
repart le long du lac par un joli chemin pavé, puis piste, puis
sentier, puis plus rien. Trois américaines en tong nous demandent
si le chemin continue, nous qui n’en savons pas plus proposons d’aller
voir. En fait, après un quatre B+ à vue, oui ça
passe mais les ricaines se sont déjà cassées,
c’est pas patiente une ricaine. On tombe sur un magnifique ponton dont
l’utilité n’a pas paru évidente à Pappas, vu que
le ponton est à trois mètres au dessus de l’eau, mais le
perspicace Pollo veille au grain et propose d’utiliser ce splendide
plongeoir. L’eau du lac est géniale, belle, transparente et
fraîche. Un quart d’heure de baignade plus tard, on reprend le
cours de notre promenade. Le sentier part soit sous les arbres, soit le
long de pentes bien raides, avec le lac en bas, mais aussi quelques
beaux rochers. Petit repos dans une superbe auberge, avec Gallos y
burritos y plata de frutas. Puis on finit la ballade à San
Marcos. Petite traversée en lanche pour rentrer à San
Pedro. On retrouve les québécoises qui nous font
connaître un cours de Salsa gratuit a 20h. Le temps de rentrer
à l’hôtel prendre une douche et se reposer un peu.
Là, on retrouve notre allemande d’Antigua, avec une jolie
Néo-Zélandaise.
Petite discussion classique, d’où tu viens, où tu vas ...
On leur donne rendez-vous au cours de Salsa. Le cours de Salsa : On se
donne du courage avec un Cuba libre bien tassé,
récupère nos cavalières, et c’est parti :
Spectacle. Pour la musique, c’est Raled, “ Comme si je n’existais
pas, elle est passée à côté de moi ... ”
Et oui, c’est de la Salsa. On passe sur le manche à balais que
Papas n’à pas réussi à se sortir du... et sur
l’allure à la Gaston Lagaffe de Pollos, mais on progresse, et
vient le moment de danser en couple. Pollos se fend la gueule avec la
Néo-Zélandaise et répond à toutes les
tentatives de communication par un large sourire, alors que Pappas
découvre les joies de la rigueur allemande, t’as pas le droit
à un demi-temps de travers. Après quelques temps le
professeur de Salsa a pitié de Pappas et l’on change de
cavalière. Il est vrai que l’allemande est à peu
près aussi souple que Pappas. Qui en attendant arrive à
passer les vueltas certes au ralenti, mais dans les temps (vous verrez
bientôt que Pappas a beaucoup de souci avec la notion de Temps).
Le cours se termine et l’on va boire un verre avec nos cavalières
dans un bar tenu par un canadien sympa. Vous avez déjà vu
Pollo sur un coup ? C’est pas mal, en fait il passe son temps à
sourire en essayant de comprendre l’anglais. Mais avec la
Néo-Zélandaise, c’est un truc qui marche tout seul.
Malheureusement, ayant cours le lendemain, elle va se coucher, nous
laissant avec la rigoureuse Teutonne et nos Cuba Libre. Là,
commence à émerger un nouveau concept de voyage,
l’idée de prendre une semaine de cours ici même.
La responsabilité de la décision est laissée par
Pappas à Pollo qui lui a en plus des raisons plus personnelles de
rester. Si le réveil ne sonne pas le lendemain matin, on reste.
Sacré suspense non ? Vous trépignez d’impatience... |
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