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Jeudi
Au menu du jour, visite de volcan.
Deux stratégies s’opposent. La première, Pollo veut faire
ça à la voile, le volcan n’étant qu’à 5 km.
Ce qui inquiète Pappas qui vicieusement se barre pendant le petit
déjeuner voir ce que propose une agence de voyage. Après
une petite explication avec Pollo, on se met d’accord et on choisit
l’agence. Avant le départ pour le volcan fixé à 1
H, nous sommes partis au marché, dédale de couleurs,
d’odeurs et de sourires, trouver de quoi manger pour notre
périple. Le grani local : un genre de biscuit à la coco,
très très très bon et des bananes (hum).
Le volcan Pacaya
Après avoir été regroupés par une charmante
personne dans un mini bus flambant neuf, on part pour une direction
inconnue ne correspondant nullement à celle du volcan
escompté. En fait, renseignements pris, les agences proposent des
excursions qui n’ont rien à voir avec la localité.
Là, dans ce mini bus, étrangers au milieu
d’étrangers, nous nous sommes sentis pour la première fois
à l’écart des locaux, carrément honteux quand nous
dépassions un chicken bus bondé, alors que nous
étions à moins d’une personne par siège.
Ceci étant, les paysages traversés sont somptueux. Le
vert de la forêt tranche sur le bleu du ciel. La montée
à pied ne pose pas de problème pour les athlètes
que nous sommes, par contre nos américains, allemande, australien
et japonais se mettent dans le rouge. A mi-chemin, nous sortons de la
forêt et voyons le but : Le cône noir du sommet. Une
ancienne coulée de lave en descend, c’est assez impressionnant.
Fin de montée dans les éboulis de basalte et les
fumerolles, et enfin, le cratère. Petite déception, il est
noyé dans la brume mais pour l’ambiance, pas de problème,
on suffoque dans les vapeurs de souffre ! Pollo a failli mourir.
Descente à fond dans les pierriers et les nuages. Pappas s’est
même perdu.
Retour au bus puis à Antigua. Là, on saute du bus
à moitié bloqué dans les bouchons de la semana
santa, adios los gringos !
Douche, et dodo.
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