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Dimanche
Encore un matin avec le réveil : 8h00.
Presque aussi difficile que la veille de se lever. Après un bon
petit dej, on réussit à être au rendez-vous un quart
d'heure en retard et bon dernier. Direction le sommet du volcan San
Pedro, 3020 mètres.
Parti sans guide et à 8, on commence par se tromper de chemin,
un groupe de cavaliers nous remet sur la bonne voie, nos deux allemandes
en profitent pour battre en retrait, l'une d'entre elle ayant des
problèmes de digestion. Ce coup-ci, c'est vraiment parti, et
même bien raide. Le lacet est une chose à inventer dans le
coin. Le chemin se transforme même en escalier de bois par
endroits, il paraît que c'est bon pour les fessiers. Toute la
montée ou presque se fait dans la forêt, c'est
génial, des lianes, Pollo fait même des figures,
allé nickel mais le retour se finit sur le dos. Les couleurs sont
superbes, tous les tons de verts, le bleu clair du ciel, et celui plus
profond du lac, le rouge des fleurs dans les arbres... On parvient
même à voir un oiseau mouche. Mais ça monte
toujours, c'est bon pour les cuisses. Toute la joyeuse troupe arrive au
sommet à peu près en état, contente d'y être
en tout cas. Le vent qui ne cesse de souffler nous offre un ciel limpide
et donc, nous nous en mettons plein les mirettes. La vue est ouverte sur
des kilomètres, tout le lac, les volcans ... C'est vraiment
formidable. Une pause, une clope pour Pollo, et on redescend, d'abord,
pour Pappas y Pollo, comme des malades, Yamakazis sur Yamakazis,
arrêts avec les bras, merci les arbres, sauts, dépassements
de retardataire ... Mais elle est bien tant longue cette descente. On
finit par se ranger sagement derrière les autres. Enfin, on
rejoint le village, on vient de faire nos 1500 mètres de
dénivelé en 7 heures en tout, on est vanné. Une
douche plus tard, on retrouve toute l'équipe dans un resto pour
se sustenter quelque peu, après tant d'efforts, n'est-ce pas, qui
ne rêverait pas d'un gros steak ?
Bin pas eux, on a beau chercher, pas la moindre trace de bidoche sur la
carte, c'est quoi ce vrac ? Ah, c'est ça qu'on appelle un
restaurant végétarien ? Intéressant... Et donc y a
que des légumes... Bon, on va faire avec. Pollo se console avec
des lasagnes pas mauvaises, Pappas lui doit subir un burritos
géant, que du riz et des fayots sur des kilomètres, c'est
nul. On se fout des envies de fous en parlant bœuf bourguignon,
blanquette... Le calvaire prend fin, direction les bains thermaux. De
petits bassins remplis d'une eau chauffée au soleil, c'est super
bon pour nos jambes fatiguées. Un petit bédo fait son tour
gentiment. On marine pendant que la nuit tombe, et il est tant de
sortir, là on note un problème dans l'organisation : On se
pèle. Record du séchage/habillage pulvérisé
pour la France !!! Pollo fait ses devoirs pendant que Pappas bricole
dans le hamac. Un morceau de carne et un café plus loin, on se
couche, éclatés complet.
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