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Dimanche matin
Rien de spécial, deux heures de mail.
Dimanche après-midi. De Santiago à San Pedro
Equipés de quatre bananes, quelques fruits locaux et 1.5 l
d’eau, nous partons pour cette petite balade de 4 heures avec les sacs
à dos aux heures les plus chaudes de la journée. Bien
sûr on se trompe de chemin, au lieu de contourner le San Pedro
(c’est aussi un volcan) par le lac on passe par les terres. Où
une végétation luxuriante nous attend, ainsi que des
plantations de café, de maïs et autres cultures. Un
avocatier, ça peut faire vingt mètres de haut, sabe ? Des
paysages vraiment magnifiques. Le chemin s’élève dans la
forêt, à flanc de falaise, de grands arbres partout, des
oiseaux...
Au bout de deux heures on meurt de soif et Pappas décide de nous
rationner (snif, aucun sens des réalités ce
garçon). Une fois les bananes terminées on est allé
marauder des avocats, enfin deux et la chaleur qui en finit pas. Et plus
moyen d’avoir de l’eau avec mon bourreau. On arrive enfin à San
Pedro au bout de 5 heures de marche (on saura plus tard que l’on s’est
tapé 27 km). On va pourvoir acheter de l’eau, se restaurer et
trouver un hôtel. Moi, je vais me coucher mort de fatigue, alors
que mon acolyte veut prendre un café, il part en ville. Je lui
laisse la main.
Pollos m’ayant fait la gueule pendant ma recherche infructueuse d’un
café encore ouvert, je le laisse à son triste sort sur sa
cama. Il en a pas l’air mécontent le bougre. Je traverse une
partie inconnue de la ville et fini au ponton nord (vous n’aurez pas de
plan, alors faites un effort pour suivre) où plusieurs restos se
côtoient, repère de la communauté
étrangère. Mon petit café con leche en main,
j’observe mes voisins, ou plutôt voisines, et note l’emploi d’une
langue au combien chérie, le français. Je vais les voire
et fais la connaissance de trois québécoises, s’en suit
une conversation pas toujours simple, le québécois, c’est
plus dur que le belge à comprendre, sur les systèmes
scolaires... Puis je rejoins Pollo à l’hôtel, ou je fais
bien gaffe de pas faire de bruit pour pas le réveiller, mais avec
une porte en fer, des affaires plein le chemin... Bin c’est
loupé. |

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