Dimanche 11 avril

Dimanche matin
Rien de spécial, deux heures de mail.
Dimanche après-midi. De Santiago à San Pedro
Equipés de quatre bananes, quelques fruits locaux et 1.5 l d’eau, nous partons pour cette petite balade de 4 heures avec les sacs à dos aux heures les plus chaudes de la journée. Bien sûr on se trompe de chemin, au lieu de contourner le San Pedro (c’est aussi un volcan) par le lac on passe par les terres. Où une végétation luxuriante nous attend, ainsi que des plantations de café, de maïs et autres cultures. Un avocatier, ça peut faire vingt mètres de haut, sabe ? Des paysages vraiment magnifiques. Le chemin s’élève dans la forêt, à flanc de falaise, de grands arbres partout, des oiseaux...
Au bout de deux heures on meurt de soif et Pappas décide de nous rationner (snif, aucun sens des réalités ce garçon). Une fois les bananes terminées on est allé marauder des avocats, enfin deux et la chaleur qui en finit pas. Et plus moyen d’avoir de l’eau avec mon bourreau. On arrive enfin à San Pedro au bout de 5 heures de marche (on saura plus tard que l’on s’est tapé 27 km). On va pourvoir acheter de l’eau, se restaurer et trouver un hôtel. Moi, je vais me coucher mort de fatigue, alors que mon acolyte veut prendre un café, il part en ville. Je lui laisse la main.
Pollos m’ayant fait la gueule pendant ma recherche infructueuse d’un café encore ouvert, je le laisse à son triste sort sur sa cama. Il en a pas l’air mécontent le bougre. Je traverse une partie inconnue de la ville et fini au ponton nord (vous n’aurez pas de plan, alors faites un effort pour suivre) où plusieurs restos se côtoient, repère de la communauté étrangère. Mon petit café con leche en main, j’observe mes voisins, ou plutôt voisines, et note l’emploi d’une langue au combien chérie, le français. Je vais les voire et fais la connaissance de trois québécoises, s’en suit une conversation pas toujours simple, le québécois, c’est plus dur que le belge à comprendre, sur les systèmes scolaires... Puis je rejoins Pollo à l’hôtel, ou je fais bien gaffe de pas faire de bruit pour pas le réveiller, mais avec une porte en fer, des affaires plein le chemin... Bin c’est loupé.




Lundi 12 avril
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